Mercredi 3 décembre 2008
ColloQue Sentimantal


Dans Le Vieux Parc Solitaire Et Glacé
Deux Formes Ont tout a L'heure Passé.
Leurs yeux Sont Morts Et Leurs Lévres Sont Molles.
Et L'On Entend A Peine Leurs Paroles.
Dans Le Vieux Parc Solitaire Et Glacé.
Deux Spectres Ont Evoqué Le Passé.
_Te Souvient-Il De Notre Extase Ancienne?
_Pourquoi Voulez-Vous Donc Qu'Il M'En Souvienne?
_Ton Coeur Bat-Il Toujours A Mon Seul Nom?
_Toujours Vois-Tu Mon Âme En Rêve?_Non.
_Ah ! Les Beaux Jours  De Bonheur Indicible
Où Nous Joignions Nos Bouches ! _c'Est Possible.
_Qu'IL Etait Bleu, Le Ciel, Et Grand L'espoir!
_L'Espoir A Fui, Vaincu, Vers Le Ciel Noir.
Tels Ils Marchaient Dans Les Avoines Folles.
Et La Nuit Seul Entendit leurs Paroles.



                                           Paul Verlaine
par angel uane93 publié dans : Poésies Auteurs Passée Ou Présent!
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Mercredi 26 novembre 2008

Nevermore

 

 

 

 

Souvenir Souvenir Que Me Veut Tu? L'Automne

Faisait Voler La Grive à Travers L'Air Atone.

Et Le Soleil Dardait Un Rayon Monotone

Sur Le Bois Jaunissant où La Bise détone.

 

 

Nous Etions Seul à Seul Et Marchions En Rêvant,

elle Et Moi,Les Cheveux Et là Pensée Au Vent

Soudain,Tournant Vers Moi Son Regard Emouvant:

Quel Fut Ton Plus Beau Jour? Fit Sa Voix D'Or Vivant.

 

 

Sa Voix Douce Et Sonore,Au Frais Timbre Angélique

Un Sourire discret Lui Donna La Réplique,

Et Je Baisai Sa Main Blanche,Dévotement.

 

 

 

Ah! Les Premiéres Fleurs Qu'elles  sont Parfumées

Et Qu'il Bruit Avec Un Murmure Charmant

Le Premier Oui Qui Sort De Lévre Bien-Aimées !

 

 

 

 

 

 

 

De Paul Verlaine

 

 

 

par angel uane93 publié dans : Poésies Auteurs Passée Ou Présent!
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Dimanche 23 novembre 2008
Inconnu!
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Mercredi 19 novembre 2008

Sang


Dans Mes Veines Ce N'Est Pas Du Sang Qui Coule
C'Est L'Eau,L'Eau Amère Des Océans Houleux...

Des Bonaces,Des Jours Pleins gonflent
Ma Poitrine,Préludes Aux Blancs
Vertiges Des Ouragans...

Des Poulpes Etirent La Soie Crissante
De Leurs Doigts Et Leurs yeux illunès
Clignotent Par Mes Yeux...

Des Galions Pourris d'Or,Des Mâts,
Des Eperons De Fer Passent En Tumulte
Dans Des Marées Enormes...

Tous Les Anneaux Mystiques
Jetés Aux Lagunes Adriatiques,
Je Les Ai Pour Les Donner A Celles Que J'Aime...

J'Ai Des Ressacs Mugissants Dans Mes Mains
Aux Heures D'Amour...
Et Trop Souvent J'Etreins D'Iréelles
Ecumes Blanches Qui Fuient
Sous Mon Désir De Chair...


jean Venturini




1921-1940
Jeune Poéte Marocain !

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Jeudi 13 novembre 2008

Du Vent


Une nuit, lors d’un rêve
Certes peu captivant
J’ai vu soudain Eole
Ce Dieu maître du vent
Me mettre une auréole

Dès lors, ainsi paré
Sans répit et sans trêve
J’ai orchestré pour lui
La gérance des vents
La mousson et ses pluies
Le simoun et son sable
Ou les vents alizés

En ce job responsable
J’ai si bien attisé
De la terre, les vents
Que ce fut tsunami
Torrents, trombes, cyclones

Pardonnez chers amis
L’équipée de ce clown



Ode par Cépygé. X
Les Maissineries XI 20.
pisou1@skynet.be




Sur Poéme Du Jour

http://coeurromantique.free.fr/poemedujour.htm



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Mercredi 5 novembre 2008
Correspondances


La Nature est Un temple Où de Vivants Piliers
Laissent Parfois Sortir De Confuses Paroles;
L'Homme Y Passe à Travers Des Forêt De Symboles
Qui L'Observent Avec des Regards Famileirs


comme De Longs Echos qui De Loin Se Confondent
Dans Une Ténébreuse  Et Profonde Unité,
Vaste Comme La Nuit Et Comme La Clarté,
Les Parfums, Les Couleurs Et Les Sons Se Répondent.


Il Est Parfum Frais Comme Des Chairs D'Enfants.
Doux Comme Les hautbois,Verts Comme Les Prairies.
Et D'Autre,Corompus,Riches Et Triomphants.


Ayant L'Expansions Des Choses Infinies,
Comme L'Ambre,Le Musc,Le Benjoin Et L'Encens
Qui Chantent Les Transports De L'Esprit Et Des Sens.



                                                  Baudelaire
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Lundi 27 octobre 2008

Né à La grand'Combe (gard).
Il Mesurer 1,80,portant de long cheveux  blancs Affichant une élégance à gilet,un peut Barbey D'Aurevilly.

(1876-1950)



Reverie


En soupant lentement sous une treille brune
Dont les beaux muscats blancs luisaient au clair de lune.
Tandis que pour moi seul,dans la nuit,un oiseau
Chantait vers le tillieul,je pensais à Rousseau.....
Un soir divin et frais venant après l'orage.
Devant le banc de bois  du rustique Ermitage,
Une jeune servante avait mis le couvert.
Quelques gouttes tombaient du feuillage plus vert.
Un vase  sur la nappe  était plein de pervanche,
Madame D'Epinay portait-c'était Dimanche,
Son chapau de bergére et son corsage ouvert.
Pure fraicheur du soir ! On Apportait la lampe,
Et Jean-jacque songeait , un doigt contre sa tempe.
La servante heurtait les plats dans la maison.
L'Etoile du berger montait L'Horizon,
Et Quand mourait au loin le bruit du char qui rentre
On Entendait  couler  la source dans son antre
Et Chanter la rainette et le grillon perdu.
Madame D'Epinay carressait son bras nu.
Rose et Ronde sur la table , et parfois son haleine
Dans Son Corsage creux enflait sa gorge pleine
Qu'Une tremblante et tiéde ligne séparait
Un Léger vent coulis  qui passait murmurait
Dans les arbres du parc une plainte endormie,
Et Rousseau, Souriant , regardait son Amie,
En Feuilletant , distrait,un petit livre gris,
A Côtés d'un panier plein de cerises blanches,
Un Petit livre simple et sans Ors sur les tranches
Que Denis Diderot envoyait  de Paris.


(La Maison Du Poéte).
Albin Michel , Ed.


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Vendredi 24 octobre 2008

Hommage

De Charles baudelaire

Extrai Des Fleurs Du Mal

1821 - 1867

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son œil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis ta nuit! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être!
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,

Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais




Charles Baudelaire

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Dimanche 19 octobre 2008

            L'Amour Par Terre


Le Vent De L'Autre Nuit A Jeter Bas L'Amour
Qui,Dans Le Coin Le PLus Mystérieux Du Parc,
Souriait En Bandant Malignement Son Arc,.
Et Dont L'Aspect Nous Fit Tant Songer Tout Un Jour !



Le Vent de L'Autre Nuit L'a Jeté ! Le Marbre
Au Souffle Du Matin Tournoie,Epars.C'Est Triste
De Voir Le Piédestal, Où Le Nom De L'Artiste
Se Lit Péniblement Parmi L'Ombre D'Un Arbre,


Oh ! C'Est Triste de Voir Debout Le Piedestal
Tout Seul ! Et des Pensers Mélancoliques Vont
Et Viennent Dans Mon Rêve Où le Chagrin Profond
Evoque Un Avenir Solitaire Et Fatal.


Oh ! C'Est Triste ! -Et Toi-Même,N'Est-Ce Pas ?es Touchée
d'Un Si dolent Tableau,Bien Que Ton Oeil Frivole
S'Amuse Au Papillon De Pourpre Et D'Or Qui Vole
Au-Dessus Des Débris Dont L'Allée est Jonchée.




Paul Verlaine

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Samedi 4 octobre 2008
Du XIXx é  Et XX é Siecle!



Parfum Exotique


Quand,Les Deux Yeux Fermés,En Un Soir Chaud D'Automne.
Je Respire L'Odeur De Ton Sein Chaleureux.
Je Vois Se Dérouler Des Rivages Heureux
Qu'Eblouïssent Les Feux D'Un Soleil monotone;


Une Île Paresseuse où La Nature Donne
Des Arbres Singuliers Et Des Fruits Savoureux;
Des Hommes Dont Le Corps est Mince Et Vigoureux.
Et Des Femmes Dont L'Oeil Par Sa Franchise Etonne.


Guidé Par Ton Odeur Vers De Charmants Climats.
Je Vois Un Port rempli De Voiles Et  De Mâts
Encore Tout Fatigués Par La Vague Marine.


Pendant Que Le Parfum Des Verts Tamariniers.
Qui Cercule Dans L'Air Et m'Enfle La Narine.
Se Mêle Dans Mon Âme Au Chant Des Mariniers.



                                       Charles Baudelaire
par angel uane93 publié dans : Poésies Auteurs Passée Ou Présent!
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